Harajuku (原宿) est un quartier de Tôkyô,situé sur la partie ouest de la ligne Yamanote * entre Shinjuku * et Shibuya *. Les samedi et dimanche on y voit généralement des adolescents déguisés dont les vêtement rappellent les manga (cosplay *), les chanteurs de rock ou encore de Visual Kei ("Gothic Lolita" *). Le quartier d'Harajuku est également connu pour abriter l'un des plus célèbres temples Shintô, le Meiji Jingu, au milieu d'une forêt artificielle plantée vers 1920.
Harajuku est l'un des quartiers "furieusement tendance" de la capitale nippone. Comme le suggère le qualificatif de "Champs-Elysées de Tôkyô" attribué à son artère principale, le quartier, avec ses boutiques de mode et ses cafés à la française, reflète le côté occidental de la société japonaise : gare au non-francophone, au non-italophone, tant sont nombreuses les enseignes en langue française ou italienne !
C'est en opposition avec ce Harajuku qui matérialise le complexe d'infériorité des Japonais envers l'Europe et sa distinction chic que s'est développé, en marge, un espace dénommé Ura-Harajuku (Harajuku de l'envers), où officient les stylistes cultes que sont Hiroshi Fujiwara *, Nigo ou encore Jonio, créateurs des marques A Bathing Ape *, 2 GO, Under Cover : ils sont les figures emblématiques d'un underground nippon qui, tout en jouant à fond la règle de l'offre et de la demande (des T-shirts d'occasion peuvent être proposés aux alentours de... 152¤), se veut porteur d'une culture décalée par rapport au canon esthétique conventionnel, qu'il soit vestimentaire ou musical.
En un mot, Ura-Harajuku s'est imposé dans les années 90 comme le lieu de ralliement de jeunes Nippons que la consommation de masse et le goût international passe-partout rebutent. On l'aura compris, leur but est moins dans la contestation que dans la recherche d'objets qui, par leur caractère rare (d'où leur prix), leur offrent, par procuration, la sensation de se sentir uniques.
En tout cas, un conseil : n'allez pas à Ura-Harajuku en costume-cravate, comme l'a fait récemment (par mégarde, faut-il le préciser) l'un des deux journalistes japonais de Courrier international, votre présence en ce lieu risquerait d'être légèrement déplacée !
Source : arte-tv.com *
Harajuku est l'un des quartiers "furieusement tendance" de la capitale nippone. Comme le suggère le qualificatif de "Champs-Elysées de Tôkyô" attribué à son artère principale, le quartier, avec ses boutiques de mode et ses cafés à la française, reflète le côté occidental de la société japonaise : gare au non-francophone, au non-italophone, tant sont nombreuses les enseignes en langue française ou italienne !
C'est en opposition avec ce Harajuku qui matérialise le complexe d'infériorité des Japonais envers l'Europe et sa distinction chic que s'est développé, en marge, un espace dénommé Ura-Harajuku (Harajuku de l'envers), où officient les stylistes cultes que sont Hiroshi Fujiwara *, Nigo ou encore Jonio, créateurs des marques A Bathing Ape *, 2 GO, Under Cover : ils sont les figures emblématiques d'un underground nippon qui, tout en jouant à fond la règle de l'offre et de la demande (des T-shirts d'occasion peuvent être proposés aux alentours de... 152¤), se veut porteur d'une culture décalée par rapport au canon esthétique conventionnel, qu'il soit vestimentaire ou musical.
En un mot, Ura-Harajuku s'est imposé dans les années 90 comme le lieu de ralliement de jeunes Nippons que la consommation de masse et le goût international passe-partout rebutent. On l'aura compris, leur but est moins dans la contestation que dans la recherche d'objets qui, par leur caractère rare (d'où leur prix), leur offrent, par procuration, la sensation de se sentir uniques.
En tout cas, un conseil : n'allez pas à Ura-Harajuku en costume-cravate, comme l'a fait récemment (par mégarde, faut-il le préciser) l'un des deux journalistes japonais de Courrier international, votre présence en ce lieu risquerait d'être légèrement déplacée !
Source : arte-tv.com *


